Nico, What Else...?

L'édit'O de Nick'O... Communiquer pour vivre avec son temps. What Else...?

30 juin 2008

La Tribune Libre, Bgex: "Le retour des IGH"

Le retour de la Tribune Libre aujourd'hui, et retour de Bgex. Je suis tombé par hasard en fouillant dans mon pc sur cet essai rédigé donc par Bgex, concernant sa position sur les tours à Paris. Et oui Bgex parle un peu urbanisme, et j'ai trouvé en outre ce point de vue très intéressant et instructif, que je vous fait donc partager ici, avec son aimable autorisation.

Le retour des IGH, par Bgex

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Bon ok, là ça fait un peu Sim City...

Le retour aux immeubles de grande hauteur (IGH), notamment pour des raisons environnementales (eh oui !) devra se faire un jour ou l’autre. C'est un des grands débats actuels dans le monde de l'urbanisme et de l'architecture à Paris.

Construire des tours, ça veut dire "densifier", en effet. Et beaucoup voient ça d'un mauvais oeil, traumatisés qu'ils sont par l'expérience des "grands ensembles" dans les années 60-70 qui sont devenus nos chères et tendres "cités dortoir" aujourd'hui. Mais il ne faut pas se tromper : la densité est loin d'être la cause de l'échec des "grands ensembles". Ce qui est plutôt en cause, c'est leur enclavement, leur éloignement des grands axes de transport, et des modèles économiques, sociaux et architecturaux qui ont mené à la dégradation inexorable des bâtiments. A l'époque, on était en pleine crise du logement d'après-guerre, il fallait construire beaucoup, vite et pas cher : les grands ensembles ont été construits avec les matériaux les moins coûteux, sur des terrains sans valeur (sur les plateaux, éloignés des axes de communication), et on a construit des logements sociaux par milliers dans chaque barre ou chaque tour. Au début, tout le monde était content de ces nouveaux logements neufs et modernes. Sauf qu'avec ce "modèle", on est loin de tout, on dépend de sa voiture (aïe, les chocs pétrolier passent par là), et surtout, l'accession à la propriété est impensable car cela compliquerait grandement la gouvernance des immeubles (imaginez le vote des décisions concernant l'entretien de l'immeuble ou les changements de cages d'ascenseur x1000 logements). Du coup, ceux qui ont les moyens de devenir propriétaires d'une petite maison avec jardin plus proches des centres villes s'en vont, et ne restent que les populations les plus défavorisées. Ajoutez à cela une dégradation accélérée de ces bâtiments trop chers à entretenir pour les sociétés de HLM (faire un ravalement d'un immeuble de plusieurs centaines de mètres de long, changer les 15 cages d'escalier en même temps, etc...), et vous avez des cités qui deviennent repoussantes, dans lesquelles on se met à entasser les populations les plus en difficultés.

La question de la densité là dedans ? ... et bien elle reste marginale. D'autant que les cités de grands ensembles sont bien moins denses qu'un centre ville par exemple, car les immeubles sont séparés par de vastes terrains vagues ou parkings. Bref, on voit donc bien que la densité n'est pas un problème en soi, il faut voir avant tout de quelle façon elle est traitée.

Aujourd’hui, on reparle de la densification des villes pour des raisons environnementales et de pénurie foncière. Pour le moment, il est utopique de vouloir maîtriser la croissance de la population, au vu de l’attractivité d’une ville capitale comme Paris : les gens viennent, et il faut bien qu’ils se logent ! Idem pour les entreprises. Mais à force de renier toute densité et toute construction en hauteur, on finit par construire une ville « à l’horizontale », et l’agglomération s’étend de plus en plus à coup de lotissements pavillonnaires (avec leurs célèbres rues en cul-de-sac …arg !). Or plus la ville est étalée, moins il y a de terrains disponibles, et plus les terrains sont chers (notamment ceux qui sont situés proches du centre ville ou des nœuds de transport). Ca, c’est pour la pénurie foncière.

L’autre problème concerne l’environnement et les transports : plus la ville s’étale à l’horizontal, plus les gens utilisent leur voiture pour se déplacer sur de longues distances. Aujourd’hui, on essaye de plus en plus de bannir l’automobile des villes, désignées comme grandes responsables des embouteillages et de la pollution. Mais toutes les mesures anti-voitures ne peuvent être efficaces que si l’offre de transport en commun depuis la banlieue s’intensifie et se diversifie, sinon les gens continuent de prendre leur véhicule personnel qu’ils trouvent « plus pratiques ». Seulement, pour mettre en place une ligne (ou un réseau) de transports en commun, il faut que celui-ci soit rentable, qu’il soit fréquenté… Impossible à réaliser dans une banlieue pavillonnaire (!) car qui dit forte fréquentation dit densité : CQFD. Aujourd’hui, le meilleur moyen de développer en banlieue une offre de transport en commun alternative à la voiture qui soit efficace et rentable, c’est donc de densifier, de construire de façon plus « verticale » et oublier l’étalement « horizontal ».

Mais la densification ne doit pas être vue comme la seule solution à appliquer de façon uniforme et simpliste dans toute la ville, ce serait une erreur. La ville est bien plus complexe que ça, et il ne faut pas oublier la mixité, ou la population qui a ses modes de vie, ses attaches culturelles, historiques, sociales vis-à-vis de formes urbaines diversifiées mais bien définies… C’est un équilibre (oui, comme un écosystème !) qu’il est très dangereux de modifier sur un simple « modèle uniforme d’architecte ou d’urbaniste », on l’a bien vu avec les grands ensembles. Il ne faut pas que la densification transforme une ville comme Paris en une espèce de « monstre urbain » de plusieurs dizaines de millions d’habitants (l’agglo compte déjà 10 millions d’habitants) casés dans des tours d’habitations et qui prennent tous les transports en commun pour converger dans d’autres tours (si belles soient-elles) du centre d’affaires de La Défense. Ca serait ignorer les facteurs de consommation des ressources, de production de déchets, et même de stress généré pour la population. Je pense qu’il faut chercher la solution dans les demi-mesures, c'est-à-dire densifier de façon intelligente avec des tours là où c’est nécessaire dans les centres importants, et des habitations collectives de moindre mesure dans des centralités secondaires pour éviter l’étalement pavillonnaire. Ensuite, tout est une question de mixité des fonctions (en finir avec les cités dortoir) et de formes urbaines ou architecturales adaptées pour faire oublier le fantasme du pavillon avec jardin si répandu parmi les gens.

Cela amène à parler de « la ville polycentrique »… faire une ville avec plusieurs centres. On rejoint le problème posé au début, pour savoir s’il faut créer de nouveaux centres d’affaires dans le 94 ou le 93 (je n’étais pas au courant, mais c’est une bonne nouvelle qu’on y réfléchisse !).

Aujourd’hui, l’agglomération parisienne souffre d’un gros déséquilibre entre les zones d’emploi (plutôt à l’Ouest) et les zones d’habitation (plutôt à l’Est). Ce déséquilibre provoque des flux de transport importants de l’Est vers l’Ouest le matin, et de l’Ouest vers l’Est le soir… ceux qui prennent l’A86, le périph, le RER A ou la ligne 1 du métro s’en rendent vite compte ! Forcement, qui dit flux de transport dit surcharges, dépenses d’énergie et donc pollution. Le but du jeu actuellement (qui est un des principes directeurs du SDRIF en cours de validation) est de rééquilibrer l’agglomération en développant des zones d’emploi à l’Est de l’agglomération pour se rapprocher des habitants, et ainsi faire des économies de transport. C’est le principe d’une ville polycentrique, avec plusieurs centralités économiques, plus proches des zones d’habitat, pour une plus grande mixité des fonctions à l’échelle de l’agglomération.

En outre, il faut aussi réfléchir à ces problèmes à différentes échelles.

Du point de vue institutionnel, une autre question est à l’ordre du jour : la création d’une structure intercommunale qui rassemblerait les communes du « Grand Paris » pour prendre en compte les problèmes à l’échelle de l’agglomération, comme cela se fait dans toutes les grandes (et petites) villes de France. Mais quels seraient les domaines d’actions d’une telle structure ? Que deviendraient les compétences actuelles de la Région ? Ne risque t-il pas d’y avoir un empilement excessif des structures (communes, départements, intercommunalités, région, syndicats mixtes, organismes de transport, périmètres des opérations d’intérêt national… etc.) ?

On risque de beaucoup en entendre parler dans les mois à venir (lien vers un blog intéressant à ce sujet : http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr/ )

Il faut aussi réfléchir à l’échelle nationale, et au poids que représente Paris par rapport aux autres métropoles françaises. Comment peut-on limiter la croissance de Paris au profit des villes de province ? Jusqu’où ira la décentralisation ? Comment faire grossir les « villes moyennes » pour équilibrer les rapports de force entre une capitale archi-écrasante (culture, économie, politique…) et des villes qui souhaitent grandir et obtenir une reconnaissance européenne ?

Bref, beaucoup de vrais casses têtes !! …

Par Bgex

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16 juin 2008

La Tribune Libre, Bgex : "Le rugby, sport-spectacle ? "

La Tribune Libre, la rubrique où moi Nick'O laisse la parole libre à un invité de marque et de choix, en la personne de Bgex aujourd'hui! Bgex, ou l'art du contre-pied : en plein Euro 2008 de foot, il choisit de nous parler aujourd'hui au sein de la Tribune Libre de rugby! Enjoy!

Le rugby, sport-spectacle ? par Bgex

STF

Samedi 7 Juin 2008, grâce à Nick’O, j’ai eu l’occasion d’assister à mon premier match de rugby en direct live du Stade de France, avec l’affrontement entre le Stade Français (5 fois champion de France sur les 10 dernières années) et le Biarritz Olympique (champion de France en 2002, 2005 et 2006). Autant dire que c’était une grosse affiche du rugby français des années 2000, classé comme « match de gala » par les dirigeants du club parisien et son médiatique président Max Guazzini. Ce dernier est à l’origine de l’entrée du rugby dans l’ère du show et du business – pour ne pas dire du show-business – avec ses maillots fashion, ses calendriers de rugbymen à poil pour stimuler les hormones de madame, et donc ces fameux matchs de gala organisés  à l’américaine. Nick’O ayant déjà abordé ce thème dans l’un de ses premiers billets sur ce blog, je vais essayer d’aborder mon expérience différemment, en faisant référence au foot, un milieu que je connais mieux. (Désolé pour celles et ceux qui se disent « ah, encore un article sur le sport ! »)

Le foot, donc, que l’on a copieusement comparé au « monde de l’ovalie » pendant la coupe du monde de rugby qui avait lieu en France en octobre dernier. D’un côté, nous avions l’enthousiasme, la fête, le spectacle, la combativité, la fraternité, le respect de l’adversaire… bref, tout un tas d’attributs modernes et positifs qui faisaient référence aux célèbres « valeurs du rugby ». En face, le foot avec ses hooligans alcoolisés, ses joueurs qui simulent ou font du cinéma quand ils se blessent, ses mauvais arbitres et sa Ligue 1 peu attractive… un tableau limite ringard ! Si bien que parmi les consultants et éminents « spécialistes » du ballon rond, nombreux sont ceux qui avaient la solution miracle pour attirer le spectateur et redonner ses lettres de noblesse au jeu le plus pratiqué dans le monde : s’inspirer du rugby !! Et donc bien sûr d’essayer de se rapprocher de ce que fait monsieur Max Guazzini au Stade Français. Effet de mode ? Conséquence de la coupe du monde de Rugby en France ? … peut-être, car au vu de ce que j’ai vu samedi, ça ne ressemblait pas à ce modèle tant encensé !

Le show d’avant match, pour commencer. C’est un peu la valeur ajoutée des matches de gala du Stade Français, le truc qui doit attirer le spectateur, remplir le stade et lancer l’ambiance. Samedi, on a eu droit à un enchaînement de prestations certes sympathiques, mais pas de quoi rester scotché devant : des vachettes d’intervilles, un mini concert de Jenifer (bon, elle a ses fans, il faut les respecter…) des danseuses du moulin rouge dont on ne voyait que les plumes, une dizaine de pom-pom girls qui ne faisaient face qu’aux officiels de la tribune présidentielle (dommage pour les autres à qui elles tournent le dos), des acrobates accrochés au toit du stade et 4 ou 5 gars du RAID qui sont descendus en filin d’un hélico. Bon, j’admets que l’initiative est réussie puisqu’on est quand même arrivés une heure et demie avant le coup d’envoi … mais c’était avant tout pour que Nico puisse ajouter un petit drapeau rose du Stade Français à sa collection dans son coffre de voiture !! Dommage.

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Le match ensuite. Comme l’a dit Nico dans son post sur ce même sujet, on se rend à peine compte quand le match commence, noyé dans l’emballage qui est fait autour. Pour ce qui est du jeu, je me suis rendu compte qu’il vaut mieux regarder la télé car depuis les tribunes, on ne perçoit pas les détails, les fautes etc. Ce qui fait qu’on a du mal à suivre. D’autant que le déroulement d’un match de rugby est particulièrement haché, c’est encore plus visible au stade qu’à la télé car il n’y a pas les ralentis ou les explications des commentateurs lors des nombreux arrêts de jeu et autres interventions du soigneur. Conséquence : entre les mêlées, le jeu au sol où l’on ne voit rien, et tous ces temps morts, on a vite fait de se désintéresser de ce qui se passe sur la pelouse, on est moins « pris dans le match ». Il n’y a pas cette continuité dans le jeu et dans l’intensité que l’on peut voir dans un match de foot, seulement quelques phases intéressantes qui finissent en essai, ou les pénalités qui attirent l’attention de tous. Au final, je crois que j’ai passé autant de temps à regarder le match qu’à discuter avec Nico et à jeter des regards à droite ou à gauche. Bon, pour nuancer mon propos je constate que beaucoup d’analystes ont trouvé ce match soporifique. Pas de chance, il faudra revoir un autre match pour peut-être contrebalancer mon avis.

Dans les tribunes enfin, je m’attendais à une ambiance particulière, à une fête « made in rugby » telles qu’elles peuvent nous être vantées à la télé. Surtout pour une grande affiche du championnat. Je repartirai avec un avis nuancé. Le public m’a semblé très réservé : pas d’ambiance de folie, pas d’explosion de joie, pas de chants continuels… parfois, on entendait même les coups de sifflet de l’arbitre depuis la tribune haute. Seulement des applaudissements mesurés lors des pénalités, et quand même un peu d’enthousiasme quand il y a un essai, agrémenté d’une musique qui donne un peu plus d’entrain aux manifestations de joie. On était quand même loin d’une ambiance de stade de foot ! On m’avait dit que le public du rugby à Paris était un peu bourgeois, s’intéressant au rugby juste par effet de mode, plus spectateur que supporter… Quelque part, ça c’est un peu vérifié, même si j’imagine que dans la masse il y a aussi de vrais passionnés ! Je reste curieux de voir ce que ça donnerait dans un stade du Sud-ouest, au pays du rugby. A noter tout de même, l’esprit de fair-play que l’on ne retrouve pas souvent dans le foot : lors de ce match, les points marqués par les deux équipes ont toujours été accueillis par des applaudissements. L’une des plus fameuses « valeurs du rugby » ? Assurément ! Mais peut-être aussi l’effet des consignes données par les annonces récurrentes dans le stade qui rappellent aux spectateurs qu’au rugby « on respecte le jeu, l’arbitre et l’adversaire » ou « on fait le silence lorsqu’un joueur se concentre pour tirer une pénalité ». Autre point positif, le visuel : on en prend quand même plein les yeux avec tous ces drapeaux déployés, des ola assez bien respectées et tous ces maillots et autres t-shirts d’un rose assez inhabituel pour un stade, même les poteaux étaient roses (le show, toujours le show !)… Mais pour le son et l’ambiance générale, on reviendra.

Au final, s’il faut retenir quelque chose de ce premier match de rugby que je vois au stade, c’est avant tout que je n’ai pas retrouvé cette intensité qu’il peut y avoir lors d’un match de foot, notamment dans le jeu. Je peux donc comprendre qu’au rugby, le spectacle ne se fait pas seulement sur la pelouse tant le match est haché par des phases un peu figées et de nombreux temps morts, et qu’il doit logiquement se transposer dans les tribunes ou autour du match (même si ça ne s’est pas trop vu non plus ce samedi). Le Stade de France était tout de même rempli et même s’il y a une part d’effet de mode, ce n’est sûrement pas un hasard non plus, les gens doivent y trouver leur compte. Quant à transposer ce modèle dans le foot, je ne suis pas convaincu… j’attends de voir Ribéry poser à poil dans un calendrier pour constater le succès qu’il pourrait avoir :D

Par Bgex

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09 juin 2008

La Tribune Libre, Ptitmath : Entre premier et troisième degré.

Le rendez-vous tant attendu du Lundi, c'est la Tribune Libre, le jour où je laisse ma place de bloggeur à un invité, aujourd'hui c'est Ptitmath qui revient, avec un article sur un sujet sur lequel il est intarissable, les Has Been.

A la manière de Hugh Grant dans le film Music & Lyrics (Le Comeback en français), j'ai envie de dire Pop! Goes my heart! Ptitmath nous présente ici ses héros de toujours, avec la même passion qui l'anime lorsqu'il entend Gilbert Montagné à la radio. Ptitmath, un héros à lui tout seul, ne serait ce que pour sa défense de ces Héros avec un grand H, ce maitre Vergès des Has Been!

Entre premier et troisième degré, par Ptitmath

Je pense avoir un don pour détecter parmi la foule les « gentils » ! Ils ne sont pas tous aussi nombreux qu’on le pense… et je perçois rapidement les double-personnalités ! C’est pour cela que j’aime quelques personnages hauts en couleurs tels que Chuck Norris, David Hasselhoff, Steven Seagal, Jean Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger… même si lui a eu plus de succès ! C’est aujourd’hui la revanche des héros ! (Véronique, je compte sur ton soutien ^^)

Chuc

Oui, car ces stars des années 80, que tout le monde adulait à l’époque, puis sont devenues has been, puis de vraies caricatures vivantes, enfin le sujet de moqueries… renaissent aujourd’hui sous un jour nouveau, et il semble que la critique leur trouve tout à coup de nouveaux charmes… et de nouvelles qualités (enfin ! =) )

Ces types là ils font tous dans le même genre de films : des héros que l’on vient chercher pour nous débarrasser d’une situation extrême. Ils surjouent leurs personnages, et même dans des films à petits budgets, ils se donnent à fond, ils incarnent (au sens propre du terme) leurs rôles, ils ne veulent pas passer à côté. Leurs films sont des bides, sauf pour deux ou trois qui justement leur ont donné cette célébrité (Delta Force pour Chuck, Knight Rider pour David, Full Contact pour jean Claude…) Un film est un film, quoi qu’il se passe ! Au premier degré, ce sont de vrais héros…

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Puis il y a le second degré, et là on se marre, car comme je l’ai dit, ce sont plutôt des caricatures… Ils jouent toujours des gentils, élevés par les indiens, ayant le respect des traditions, des anciens et de la nature. Ils aiment leur pays (les Etats-Unis d’Amérique) et mourraient pour lui. Ils aiment réparer les vieilles voitures et ont souvent perdu leur femme sans retrouver l’amour depuis (ça vous dit quelque chose ?) Bref, du réchauffé, du scénario à deux balles, de la facilité à l’état pur. Qui ne fait pas aujourd’hui une blague sur Chuck Norris, le dieu des dieux ? David Hasselhoff est au panthéon des concerts et des clips ringards, Van Damme nous fait du karaté en plein désert en étant Légionnaire… et a eu sa période philosophique extraordinairement drôle !

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Mais enfin le troisième degré… et ce degré là, pas tout le monde le perçoit. Ce degré qui remarque que ces personnages là assument totalement leur caricature, et ne peuvent aujourd’hui plus que jouer avec, car c’est leur seul gagne-pain. Ils sont la risée d’Hollywood, mais ils continuent, envers et contre tous. Ils participent à des œuvres de charité et tentent de mettre leur nom au service d’œuvres de bienfaisance… S’ils ne le font pas, ils sont en tous les cas parfaitement lucides sur leur condition médiatique, et souvent blessés… et finalement pas si cons qu’ils ne le font paraître. La presse et l’opinion publique s’en sont rendus compte il y a peu avec Arnold Mister Univers Schwarzenegger, en le couvrant d’éloges sur son rôle de gouverneur de Californie. C’est au tour de Jean Claude Van Damme de recevoir les honneurs après un passage médiatique des plus déstabilisants ! Car oui, ces personnages là ont aussi un cœur, et peut-être même savent-ils jouer autre chose que de la baston. Peut-être savent-ils réfléchir, ont-ils une famille, des enfants. Mais les a-t-on déjà interrogé là dessus? Ne sont-ils pas finalement plus sincères que les grands acteurs hollywoodiens ? Je les trouve pour ma part plus touchant.

Je suis allé voir JCVD, le film sur Jean Claude Van Damme. Ce film résume parfaitement la condition de ces hommes là. Pour certains, le troisième degré n’est pas si lointain du premier… Mais seul le second est perceptible pour nous qui aimons nous délecter de leurs caricatures. Alors je l’affirme haut et fort : has been, vous avez une place dans mon cœur :D

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Par Ptitmath

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02 juin 2008

La Tribune Libre, Le Profiteur : Indiana Jones, il est thétan?

La Tribune Libre de ce lundi revient une fois encore sur Indiana Jones, décidément! Le Profiteur en profite (pléonasme) pour nous présenter le fruit de ses recherches et investigations sur la Scientologie, que la trame du film lui a par certains aspects rappelé les fondements de la fameuse secte. A défaut d'y voir un rapprochement réel avec le film, ce post nous permet d'un peu mieux comprendre les fondements de la Scientologie, même s'ils n'ont pas forcément été vérifiés en détail par l'auteur. Donc intéressant en soi je trouve, même si ce n'est finalement que la vision qu'en a eu le Profiteur, un scientologue aura un discours probablement différent de celui-ci (et donc plus dangereux). Enfin j'espère pour eux, sinon je me marre trop!

Indiana Jones, il est thétan? par Le Profiteur

Je souhaiterais revenir sur le dernier volet des aventures d’Indiana Jones (oui Encore !) et vous faire part d’un point qui m’a marqué.

Globalement le film m’a plu, et plus particulièrement les 30 premières minutes. En gros jusqu'au moment où ce fichu crâne de cristal ridicule rentre en scène.

Je ne vais pas rentrer dans les détails pour pas gâcher le spectacle (ou fiasco) à ceux qui ne l'ont pas encore vu, mais faire intervenir des éléments de Science Fiction dans un Indiana Jones ça me dépasse, tellement c'est du gâchis! Et dans ce registre, la fin du film atteint des sommets.

À tel point que j'en viens à me poser des questions sur la clarté d'esprit de nos deux compères Lucas - Spielberg. C'est un peu comme si James Bond devait se battre contre des petits hommes verts: Personne ne comprendrait ce que ça vient foutre là et le film deviendrait l'aventure de 007 la plus ridiculeusement risible de l'histoire. Il en va de même pour Indiana Jones: l'univers d'Indy ce sont les anciennes civilisations, de la pseudo histoire, des phénomènes mystico religieux plus ou moins magiques, mais surtout pas des phénomènes paranormaux dans le genre de ceux qu'on retrouve dans X-files, en tout cas c'est ce que je croyais.

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La présence d'éléments de Science Fiction dans le film est pour moi tellement absurde et injustifiable, qu'en cherchant une explication, mon côté parano m'a même conduit à me poser la question d'un éventuel rapprochement entre Spielberg - Lucas et la scientologie, même si officiellement il ne semble pas que ça soit le cas.

Tout ceci m'amène donc à parler de l'église de scientologie afin de tenter d'expliquer les connexions qui ont pu se faire dans ma tête et puis aussi parce que c'est rigolo la scientologie.

Attention: aux adeptes de la scientologie et aux fanatiques inconditionnels du respects des croyances d'autrui qui pensent que faut surtout pas ce moquer de ce qui est sacré, je dis passez votre chemin, allez lire un autre post, car comme le disait si bien Pierre Desproges "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui").

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Petit rappel donc des fondements de la scientologie :

En gros tout commence il y a bien dans longtemps au fin fond de l'univers, sur la planète du méchant seigneur Xenu (non il ne s'agit pas du grand méchant dans "PowerRangers" ni celui des "tortues ninja", lui c'était Krang) qui voyant son royaume surpeuplé (hé oui les Extra Terrestres sont de sacrés copulateurs), décide d'attirer certains de ses sujets avec l'aide de vils psychiatres (la scientologie a en horreur la psychiatrie). Le but de ce guet-apens étant de pouvoir les emprisonner, puis les congeler et enfin les expédier à l'autre bout de l'espace - non non, vous ne rêvez pas, il ne s'agit pas du scénario d'Alien 5 mais bien du contenu des "textes sacrés" à la base des croyances scientologues. Et cet autre bout de l'espace, il aura fallu que ça soit la Terre (aka. Teegeeack pour nos amis scientologue). Une fois les corps congelés parvenus chez nous, ce bon vieux Xenu avait prévu de les détruire en les jetant dans différents volcans terrestres et de récupérer leurs âmes errantes à l'aide d'aspirateurs à âmes géants…(fallait osé le sortir celui la) Une fois emprisonnées les âmes furent contraintes de visualiser des images projetées dans un cinéma tridimensionnel colossal (ça c'est la classe) pendant 36 jours...afin de subir un lavage de cerveau et d'acquérir les seules connaissances que Xenu voulait bien leur inculquer (ça incluait toute les religions du monde). Ce sont ces mêmes âmes qui par la suite ont trouvé refuge dans le corps des hommes. C'est ainsi que l'homme aurait acquit toute la base de ses connaissances et croyances actuelles.

La pensée Scientologue veut que ces âmes extra-terrestres (les thetans) soient un parasite pour leur hôte humain, et que seuls les adeptes de la scientologie ayant suivi les étapes nécessaires pour s'en débarrasser sont immunisés contre le squattage de leur enveloppe corporelle par un thetan.

Seulement voilà, pour apprendre à chasser les thetans, il faut raquer, et pas qu'un peu (j'ai souvenir d'un vieux reportage dans lequel un "coach" de l'église proposait à une femme adepte depuis 2 mois, de payer une formation de quelques heures à 300 000 francs pour atteindre un certain niveau).

L'évolution de l'adepte est découpée en plusieurs étapes ou états appelés Operating Thetan (OT I , OT II, ... OT VIII...). Par exemple l'existence de Xenu serait paraît-il, tenue secrète aux scientologues avant qu'ils atteignent OT III (sauf que depuis l'essor d'internet c'est difficile de cacher ce genre de chose, ces lignes en sont la preuve). Mais l'église met en garde les personnes trop pressées. Elle insiste sur le fait que le passage de certaines étapes (OT) à une autre, expose l'individu à de gros dangers du genre insomnie, pneumonie, mort, etc. Traduction : il faut abouler les sousous et le chèque quand il faut sinon, on n’en chie…

Depuis tout ce temps, les forces intergalactiques du bien auraient réussi à chopper le méchant Xenu et le foutre en taule… Pour un long moment a priori puisqu’il serait enfermé dans un champ de force alimenté par une pile éternelle…Certains prétendent même que cette prison se trouverai dans les Pyrénées (les Pyrénées ou « l’area 51 à la française »). 

Xenu, depuis sa prison dans les Pyrénnées? xenu3

Ceci étant dit, revenons en à ce qui nous intéressait au départ : l’étrange rapprochement d’Indiana Jones avec les petits hommes verts… Et plus particulièrement ce qui m’a fait penser a la scientologie en voyant le film :

  1. Le fait que les extra-terrestres n’aient rien à faire dans les aventures d’Indy

  2. Les extra-terrestres sont assimilés à des sortes de divinités dans le film

  3. La méchante du film (Cate blanchet) veut acquérir le savoir des anciens dieux incas (les extras terrestres en l’occurrence). Mais comme dans la scientologie, en voulant trop en savoir trop vite, sans passer par les bonnes étapes, elle va en chier ;

  4. Enfin une autre raison qui concerne moins directement le film : il s’agit du rapprochement entre Spielberg et Tom Cruise (dont on connaît l’attachement pour la scientologie) sur le tournage de Minority Report et de la Guerre des Mondes. La guerre des mondes qui n’est rien d’autre que l’adaptation d’un roman de science fiction de Lafayette Ron Hubard, auteur de roman de science fiction et surtout fondateur de la scientologie et donc à l’origine des choses absurdes que vous avez pu lire précédemment.

Donc au final tout ça est totalement tiré par les cheveux me direz-vous, mais j’aime juste me poser des questions quitte quelquefois à faire fausse route. Et puis c’était l’occasion de parler de cette chose qu’est la scientologie dont j’ai du mal à comprendre le succès tellement c’est grotesque.

Le Profiteur

PS : je cite mes sources quand même : wikipédia ce qui implique que ce que je dis reste tout de même à prendre avec des pincettes, et puis surtout un épisode de SouthPark (« Piégé dans le placard » saison 9). Dans le même genre d’ailleurs je vous invite à voir l’épisode sur la religion mormone (« Tout sur les Mormons » Saison 7) qui est présentée comme quelque chose d’aussi risible.

Certes ce qui est dit dans SouthPark n’est pas non plus à prendre au pied de la lettre mais les auteurs sont en général renseignés un minimum.

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26 mai 2008

La Tribune Libre, Missticke : "Quand le succès de la reprise dépasse l'original"

Quand la musique est bonne, le retour ! Faisons le chemin inverse au sein de la Tribune Libre aujourd’hui, après la découverte de reprises sympa, la (re)découverte des originaux plus méconnus !

Le Lundi c’est Tribune Libre et aujourd’hui avec Missticke. Bercée par les années 80’s, Missticke est un véritable juke-box à elle seule, nous faisant découvrir tout plein de morceaux sympas à travers son blog, et qui partage avec nous donc ici sa culture musicale et quelques unes de ses trouvailles. Ce post illustre parfaitement ô combien la reprise peut constituer à elle seule une création artistique de premier plan.

Fan des liens hypertextes, de S.Follin et des caddies, son blog relate avec un style bien à elle mais si plaisant quelques petites (més)aventures de son quotidien. Le charme en prime, Missticke, what else ?

Quand le succès de la reprise dépasse l’original, par Missticke

A la suite du petit commentaire laissé sur l'article "Quand la reprise est bonne…" me voilà contrainte et forcée (bon ok, c'est pas vrai et j'avoue ça me fait plaisir!!) de rédiger un article sur les reprises plus connues que les versions originales. Je te préviens quand même, je ne suis qu'une dilettante en matière de culture musicale, alors cet article n'est qu'un petit concentré non-exhaustif des reprises aux originaux méconnus!! Et tu m'excuseras les petits commentaires totalement subjectifs qui n'auront échappés…

Je pense avoir attisé ta curiosité (ou pas) en déclarant que l'original de "Tainted Love" n'était pas de Soft Cell, alors je lève le mystère!! L'interprète originale de la chanson est Gloria Jones et sa version date de 1964!! C'est incroyable ce que certaines chansons sont intemporelles, une petite réorchestration, un changement de rythme et hop, Soft Cell en a fait un tube des années 80. Plus récemment, Marilyn Manson a offert un nouveau lifting à cette même chanson. Bien que l'original soit vraiment super, la version la plus connue à ce jour reste belle et bien celle de Soft Cell!!

Soft Cell - http://www.deezer.com/track/13564

Gloria Jones - http://fr.youtube.com/watch?v=6UrRxta8doM

(En bonus : Marilyn Manson - http://www.deezer.com/track/3731)

Si cette chanson a été réactualisée à chaque version, ce n'est pas le cas de toutes les reprises. Des exemples?? Malgré une discographie plus que fournie, c'est la reprise du titre "Cocaine" (de J.J Cale) qui reste le titre le plus connu du guitariste Eric Clapton. Et on peut dire qu'il est resté très fidèle à l'original…

Eric Clapton - http://www.deezer.com/track/12458

J.J. Cale - http://www.deezer.com/track/7486

Idem pour Joan Jett, au début des années 80, elle chante "I love Rock'n'Roll", mais ce n'est qu'une reprise très très très très… proche de la chanson originale de The Arrows enregistrée en 1975!! Pourtant qui a déjà entendu la première version??

Joan Jett – http://www.deezer.com/track/18559

The Arrows – http://fr.youtube.com/watch?v=8AT_Pbtyid0

Toujours dans les années 80 (j'y peux rien si j'ai été bercé avec ça!!), la chanson des Blues Brothers "Everybody needs somebody to love" est, avec leur film un vrai succès. Comme toutes les chansons du film, il s'agit d'une reprise… Rolling Stones, tu dis… Et bien non!! La version originale est de Salomone Burke et date de 1964 (contre 1965 pour les Rolling Stones).

Blues Brothers – http://www.deezer.com/track/6735

Salomone Burke – http://www.deezer.com/track/29978

(En bonus : Les Rolling Stones - http://www.deezer.com/track/83007)

Restons dans les chansons cultes, et impossible de ne pas parler de la fameuse chanson "You can leave your hat on" par Joe Cocker (la chanson, parce que le striptease c'était Kim Basinger inutile de vous le rappeler messieurs!!). Et bien l'original est de Randy Newman, alors si la version de Joe Cocker est très proche de l'original au niveau musical (de la batterie en plus, et un rythme un petit peu accéléré), il est clair que c'est la voix qui fait la différence, et honnêtement la reprise est meilleure!!

Joe Cocker – http://www.deezer.com/track/7152

Randy Newman – http://www.deezer.com/track/33948

Restons dans le monde cinématographique, si tu es un adepte de Quentin Tarantino, tu as sans doute vu "Death Proof" ("Boulevard de la mort") et du même coup entendu la chanson "Chick the Habit" de April March (sinon, tu as aussi pu entendre cette chanson dans la pub pour la nouvelle Twingo, chacun ses références, je ne juge pas!!). Et bien cette chanson est la reprise d'une chanson de Serge Gainsbourg interprétée à l'origine par France Gall.

April March - http://www.deezer.com/track/89314

France Gall - http://fr.youtube.com/watch?v=rMhO0Kfl5Ck

"Somewhere over the rainbow", ou "Over the rainbow", il est quasiment impossible que tu n’ai jamais entendu cette chanson (si ?? mais tu vis où ??). Elle a été utilisé très souvent comme bande sonore de film ou de séries des exemples : Rencontre avec Joe Black, un épisode d’Urgence, un de Cold Case, et sans doute beaucoup d’autres… Et la version qui est utilisée à chaque fois, c’est une reprise (ça pour une surprise…)!! Alors vu le nombre de reprises qu’il existe pour cette chanson, je précise que je parle de celle d’Israel Kamakawiwo’ole (comment qu’ça s’prononce ?? Ben comme ça s’écrit pardi !!), un vrai moment de magie beaucoup moins vieillot que la version originale de Judy Garland dans le magicien d’Oz (enfin je dit ça je dit rien !!) A toi de voir, ou d’écouter plutôt !!

Israel Kamakawiwo’ole - http://www.deezer.com/track/2092

Judy Garland - http://www.deezer.com/track/119421

Une autre chanson utilisée un nombre incalculable de fois : Hallelujah. Entendue dans de nombreux épisodes des séries produites par Jerry Bruckheimer tels que FBI portés disparus et Cold Case (encore ?? oui ben on fait comme on peut avec les références que l’on a, et je ne cite que les meilleures car je t’assure que j’peux faire pire!!!), dans ces séries, c’est la version de Jeff Buckley qui est utilisée. Alors tu te dis peut-être: "comment ça, cette chanson n’est pas de Jeff Buckley ??". Et bien non !! Et pourtant on dirait que cette chanson est la sienne, tellement il se l’est approprié !! La version originale de Léonard Cohen date de 1984, et perso je préfère de loin la reprise !! (Pour la petite histoire, et comme tu as été sage, il existe une autre reprise de cette chanson vulgarisée à cause (ou grâce) au du film animée Shrek : celle de Rufus Wainrigth (bien que j’aime beaucoup le reste de ses chansons, à mon humble avis sa version ne vaut pas celle de Jeff Buckley !!))

PS: désolée mais  la corde n'est pas fournie en bonus!!

Jeff Buckley – http://www.deezer.com/track/614660

Léonard Cohen – http://www.deezer.com/track/69327

(En bonus: Rufus Wainright – http://www.deezer.com/track/4629)

                                                                                                         

Dans un tout autre style, qui n'a jamais dansé dans une soirée à thème "disco" sur le tube de Boney M "Rivers of Babylon"?? (Pas moi j'avoue). Et bien ce tube est au départ une chanson populaire des communautés Rasta enregistrée par le groupe The Melodians (et les paroles sont tirées de la Bible). Une chanson reggae qui donne un tube disco, ce n'est pas commun comme reprise, mais ça marche (ou ça a marché en tout cas !!)

Bonney M - http://www.deezer.com/track/566623

The Melodians - http://fr.youtube.com/watch?v=XVEKKJOLRww


Bon aller on quitte les 70's (ou je sais tu es déçu, mais t'inquiète pas on ne va pas loin!!) pour remonter quelques années plus tôt. En 1967, sur leur premier album, les Doors chantent "Alabama Song" un de leur premier tube!! Une reprise!! Tu avais deviné? Bravo, mais à ton avis de quand date la version originale?? Ahah tu sèches!! Et bien elle date de… 1927, oui bon c'est sûr vu comme ça c'est pas étonnant qu'on ne connaisse pas l'original!! Il s'agit au départ de la mise en musique, d'un poème du dramaturge Bertolt Brecht, par un allemand émigré au Etats-Unis : Kurt Weill.

The Doors - http://www.deezer.com/track/2078

Kurt Weill - http://fr.youtube.com/watch?v=eQ5k9XIHexs (attention enregistrement exceptionnel!!)

(En bonus: Jeanne Cheral et Arthur H – http://fr.youtube.com/watch?v=aLeIfrq25WQ. Attention la chanson ne commence qu'après 45'' de vidéo. A noter le terrible accent français de Jeanne Cheral, et la voix d'outre tombe d'Arthur H qui correspond tellement bien à la chanson! A quand la version  Arthur H seul?! C'est pas gentil!!)

Au milieu des années 90, impossible de ne pas avoir entendu la chanson "Killing me softly" des Fugees. On ne peut pas en dire autant de la version originale par de Roberta Flack!!

Fugees – http://www.deezer.com/track/1062

Roberta Flack – http://www.deezer.com/track/341

Et maintenant: les slows!! Non en fait, juste un parce que bon c'est pas trop mon truc… Mais "I will always love you" de Whitney Houston c'est quand même culte! Et pourtant j'ignorais complètement que la version originale était de Dolly Parton!! La faute à "Bodyguard"…

Whitney Houston – http://www.deezer.com/track/1191

Dolly Parton - http://www.deezer.com/track/567771

Et pour finir, les rois de la reprise à succès: Nirvana. Entre la reprise de "Here she comes now" des Velvet Underground, ou celle de "Do you love me" de Kiss, il y a l'embarras du choix!! Alors juste une pour le plaisir: "Where did you sleep last Night", et l'originale de Leadbelly.

Nirvana – http://www.deezer.com/track/20684

Leadbelly – http://www.deezer.com/track/2560

Missticke

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19 mai 2008

La Tribune Libre, Isa : "Comment devient-on amoureux?"

Ah l’amour, l’amour, l’amour… (Tiens ça me fait penser à la réplique de Ben Stiller dans l’un de ses derniers films, Les Femmes de ses rêves). La Tribune Libre aujourd’hui consacre Zabou-Chan, Isa pour les intimes, à moins que cela ne soit l’inverse…

Isa nous livre ici, dans son style propre et bien à elle que j’aime tant, quelques réflexions et constats sur l’amour… avec un grand « A » ça je ne sais pas, mais sa vision à elle, ou à défaut celle véhiculée par un ouvrage qu’elle nous fait partager. Que l’on soit d’accord ou pas, c’est un sujet qui ne laisse jamais totalement neutre et indifférent. En attendant à vous de juger, et appréciez ! Bonne lecture !

Comment devient-on amoureux ? (amis du romantisme, passez votre chemin… !), par Isa

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Ahhh l’Amour !!! C’est un beau roman, c’est une belle histoire… Une véritable arnaque oui !!

Dans son livre « Où est passé l’amour ? », Lucy Vincent, docteur en neurosciences, réduisait l’amour à une seule cause : permettre à un homme et à une femme (chabadabada…), deux êtres que tout oppose, de se rapprocher et de se supporter pendant le temps nécessaire à la reproduction de l’espèce humaine.

Ma curiosité (ou peut-être mon côté cartésien tendance masochiste) m’a poussé à me plonger dans un autre de ses écrits : « Comment devient-on amoureux ? ». (Philippe Dana, ferme les yeux, on est loin de Disney…)

Stendhal dit de l’amour qu’il est comme la fièvre, il naît et s’éteint sans que la volonté ait la moindre part ; ce à quoi, j’ai envie de lui répondre après avoir lu ce livre : Doucement garçon ! T’as simplement l’ocytocine qui s’emballe et la dopamine en ébullition ! Et bien sûr, il y a un avant et un après.

Lucy Vincent décrit les trois phases de l’amour : d’abord l’attraction, ensuite l’opération amour et enfin, la cristallisation de cet amour.

Mais pourquoi est-on attiré(e) par cette personne plus que par une autre ? J’ai envie de me focaliser sur un passage du livre qui intéressera le plus grand nombre parce qu’il pose les fondements d’un cliché bien connu : il m’aime pour mon corps, elle m’aime pour mon argent. A la base, les investissements en terme de reproduction ne sont pas les mêmes : les hommes ne perdent qu’un spermatozoïde s’ils font un mauvais choix et ils peuvent recommencer très vite les essais ; les femmes, elles, y laissent une part importante de leur vie et les ressources matérielles qu’il faut pour la fabrication d’un enfant. Ainsi, si les hommes ne s’intéressent pas trop aux revenus de leur future femme (contrairement à celle-ci qui doit s’assurer que son futur mari sera capable de contribuer aux richesses matérielles et intellectuelles de sa famille et de la protéger), ils sont, en revanche, très regardants sur leur forme physique parce que les femmes ne produisent qu’un seul petit ovule par mois dont il faut essayer de s’assurer un approvisionnement régulier. Autrement dit, quand les femmes s’attachent à l’ambition, au goût pour le travail, les hommes préfèrent vérifier la présence de certaines qualités telles que l’énergie des mouvements, des lèvres pulpeuses, une peau lisse et des cheveux brillants.

Et là, c’est le drame ! Vous êtes en rade de shampoing (et pourtant vous le valez bien mesdames) ? Vous n’avez toujours pas de job (peut-être parce que vous n’avez pas encore soutenu votre mémoire… suivez mon regard…) ? Ne vous inquiétez pas, tout n’est pas perdu ! Si la beauté et les ressources sont très importantes, les deux sexes s’accordent pour dire que leur partenaire doit aussi être intelligent et le sens de l’humour mérite ici une mention à part puisque ceux qui ont un grand sens de l’humour ont en même temps les meilleurs scores d’intelligence. Je ne peux pas m’étendre sur le sujet parce que ce n’est pas mon blog (merci Nick’O au passage !) mais messieurs, sachez vous inspirer de ce fameux proverbe : Femme qui rit…

amour4Soudain, tout bascule ! On ne dort plus, on fredonne des chansons cul-cul la praline, on ne pense qu’à l’autre et on a l’impression que personne ne nous comprend, pas de doute : c’est l’Amour ! [Là encore, je m’attarderai sur un point] Après avoir ressenti les effets d’une compatibilité phéromonale permettant de rapprocher les deux protagonistes, l’ocytocine, la dopamine et l’endorphine font leur entrer sur scène. Respectivement, ces trois hormones permettent de lier les deux êtres, de les doper et de créer une sensation de bien-être. En clair, être amoureux, c’est être drogué et par conséquent, subir une situation de dépendance totale à l’autre avec, pour besoin principal, une dose toujours de plus en plus grande. Dès lors, comme pour toute drogue, on n’échappe pas à l’effet corrélatif - dont l’endorphine en est la première responsable: la sensation de manque. Ainsi, schématiquement, dans les meilleurs moments, on peut parler d’euphorie, mais pour retomber aussitôt dans le désespoir, pour peu que notre amoureux(se) soit en retard pour un rendez-vous, qu’il oublie l’anniversaire de notre premier jour, premier mois, premier baiser, premier… ou tout simplement qu’un(e) rival(e) se présente. Pour paraphraser Jacques Brel, quand on a que l’amour, on trouve du plaisir en toute chose ou alors on ne lève même pas les yeux et rien ne nous intéresse.
chercheurRien de grave jusque là me direz-vous. Malheureusement, les jours et les semaines passant, les récepteurs aux endorphines se désensibilisent peu à peu et si les histoires d’amour ne finissent pas forcément mal, elles finissent en débouchant sur une autre forme d’amour, qui sera celle de la durée. Alors vous, futurs ex-célibataires ou déjà casés, lisez bien mes propos ! Il ne vous reste que deux solutions : prolonger la première phase de l’amour en créant des phases de manque (c’est-à-dire en vous séparant de votre moitié pour ne la voir que de temps en temps) ou bien, faire l’apprentissage de la complicité…

Adieu passion ! Bonjour complicité ! (Ca passe ou ça casse) Et c’est là que l’ange nain avec sa couche dévoile son arnaque. L’amour rend bien aveugle et nous entraîne à minimiser les défauts de notre cher et tendre ; mais voilà que, un prêt sur 30 ans et 2 bambins plus tard (c’est bon les gars, l’espèce humaine perdure !), on se rend compte que madame ou monsieur n’est pas si parfait(e) que ça ! Eh oui… certaines qualités étaient en option, certains défauts étaient inclus dans le pack tout compris et le pire, c’est qu’avec l’espérance de vie qui tient une forme olympique, on se dit qu’on est loin de pouvoir résilier le contrat !!! Mais que fait Julien Courbet bordel ?!

Cela dit, je crois que c’est aussi là que l’Humanité a su se détacher de son côté animal et de la théorie évolutionniste. Autant l’amour passionnel se fait malgré nous, selon des mécanismes inconscients dans le cerveau, autant les épisodes suivants nécessitent un effort : ceux qui réussissent la conversion sont ceux qui savent ce qu’ils veulent et qui travaillent consciencieusement à faire correspondre la réalité à leur rêve de vie à deux. C’est en ce sens que cet amour sage est un amour spécifiquement humain. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’amour charnel manque de noblesse : sous son emprise, aussi, on se surpasse, on est capable de tout et plus qu’à n’importe quel autre moment.

Lucy Vincent le souligne très bien : aucune histoire n’est jamais parfaite mais chaque histoire, grande ou petite, mérite d’être vécue. Scientifiquement parlant, toutes les histoires d’amour ont ceci de commun qu’elles servent à nous lier aux autres membres de notre espèce, laquelle devient, ainsi, une espèce vraiment particulière.

Comment devient-on amoureux ? Lucy Vincent (éd. Odile Jacob)

Isa

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12 mai 2008

La Tribune Libre, Véro : "Nippophiles"

Le lundi c'est Tribune Libre. Rappel du concept? Chaque Lundi je laisse mon fauteuil de bloggeur à un invité extérieur, qui nous fait partager ses expériences ou ses envies sur un sujet libre de son choix. N'hésitez pas à me contacter et m'envoyer vos textes et vos créations, je me ferai un plaisir de partager cette expérience avec vous!

Aujourd'hui, c'est Véro qui revient. En bonne géographe qu'elle est, elle nous livre ici sa vision à elle du Japon, ou plus précisément sur les adorateurs du Japon, qui présentent donc différents profils. Les Nippophiles donc comme elle le décrit. Appréciez.
Hiiiiiiii, V !

Nippophiles, par Véro

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JAPON_I__Converti_Comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’aime voyager et je fais mille et un plans d’expériences à l’étranger. Le voyage ultime, celui à côté duquel je ne pourrai pas passer, c’est le voyage au Japon. Je suis nippophile ! Ah, le Japon, pays qui fascine s’il en est ! Terre de paradoxes, ryôkan et kimono vs temples du jeu vidéo et technologie dernier cri, campagnes vs mégapoles, tropiques vs terres glacées, manga vs estampes de Hokusai, ados hystériques vs culture du masochisme.

Pour l’instant je voyage surtout par procuration : en lisant des témoignages et blogs de voyageurs, au travers de mes amis japonais ou eux-mêmes nippophiles, et en me renseignant toujours plus sur les merveilles et la culture du pays industrialisé le plus différent de la France (du moins, c’est mon avis).

Au travers de mes observations, je me suis rendue compte qu’il y a plusieurs types de voyages en Japon qui reflètent bien les différents types de voyageurs, à un degré de tourisme plus ou moins élevé (je suis sévère : à moins d’appartenir à la culture d’un pays ou d’une région, on y est toujours outsider). Je caricature, mais c’est tellement bon…

- Le voyageur de tour operator : c’est celui qui, en deux semaines chrono, va se faire le circuit classique Tokyo-Kyoto-Nara-parfois Hiroshima, entrer dans cinq temples par jour et dormir dans des hôtels à l’occidentale, objectif : en voir le plus possible dans le cadre de ses congés payés. Ramener des photos et des petits souvenirs à la famille / amis est une étape obligatoire.

Version plus light, le voyageur top-chrono qui a prévu lui-même son voyage, il ne suit pas un groupe et élabore un programme plus personnalisé. Mais on reste dans le même schéma de temps limité / idées de visites piquées dans les guides touristiques.

On peut aussi ajouter un autre dérivé, le voyageur bobo. Le Japon est super in et y être allé (quite à avoir passé 15 jours hyper chargés dans des musées) est une très belle étiquette en société. Ah, pouvoir mettre un maneki neko (chat porte bonheur) sur son étagère, c’est classe.

- Le voyageur d’affaires : un patron le plus souvent, car on n’envoie que les patrons assister à des conférences à l’autre bout du Monde ! Il s’arrange pour coller une semaine de congés après son événement professionnel, semaine qu’il garnira de visites culturelles. Passés les quelques jours de courbettes et parties de rigolades avec collègues qui ne comprennent rien à la façon de manger ou de parler, il prend vite l’avion pour la capitale (oui, les colloques ont le chic de se trouver du mauvais côté du pays !) où il enchaîne les visites et les bons restaurants. Au retour, il commentera ses photos auprès de ses amis et collègues avec l’assurance de celui qui a tout vu et tout compris.

- Le backpacker : ah, le jeune. Celui qui, entre deux années d’études, plaque tout pour passer quelques mois, voire plus, autour du Monde. L’auberge de jeunesse (du type sakura house…) est son temple, où il croise d’autres de son espèce venus de tous les pays du Monde. Son itinéraire est assez aléatoire, souvent hors des sentiers battus, et il prend le temps de s’imprégner des cultures et des ambiances, assiste à des événements de rue et à des matsuri (festivals). Par contre malgré sa proximité à la « réalité » du pays, il ne parlera pas japonais ni ne s’intéressera à ses tendances sociales et politiques, contrairement au nippophile hystérique et à l’expatrié.

- Le nippophile hystérique : la tendance montante parmi la génération nourrie aux mangas et au club Dorothée. Jeune ou grand ado, il découvre le Japon comme une culture peu connue et pourtant fascinante. Il écoute du rock japonais, mange japonais (les sushis, c’est tellement cool !), apprend le japonais (sans trop de sérieux) via les mangas, il aime souvent dessiner et trouve tout « kawaiii ! ». Il veut partir étudier au Japon, ce qu’il fait souvent. Il connait des japonais, à qui il ne manque pas de rendre visite sur place (d’une pierre deux coups !) et qui lui servent à l’occasion de faire-valoir. Une fois au Japon, il va rester en ville et préférer les quartiers de jeunes comme Harajuku ou Akihabara, où l’on trouve des goth’lolitas et des rockers de rue.

- L’expatrié : la forme ultime du voyageur au Japon, celui qui fait le grand saut et vient travailler. Car habiter au Japon en tant qu’étranger n’est pas toujours facile, les japonais n’étant pas réputés pour être les plus ouverts envers les étrangers… Le gaijin (étranger) donc, qui prend le rythme de vie impressionnant de ses collègues et profite de ses weekends pour visiter le pays sans se presser. C’est lui qui peut se permettre de visiter la campagne paumée du Japon de l’envers (celui qu’on apprend en terminale !!) et les îles tropicales d’Okinawa.

Pour ma part, je réfléchis. Un voyage au Japon devrait être une expérience ultime, donc comment prendre le temps et combiner les types d’expériences qu’offrent toutes ces formes de voyages ? Je dois me situer quelque part entre la nippophile hystérique, la touriste operator et la backpacker. Même si je tire plus vers la nippophile hystérique… J’assume…

nippon   POM_Fujiyama

Véro

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05 mai 2008

La Tribune Libre, Bgex : "La vie dans 25m²"

Le retour du Jedi! Aujourd'hui la Tribune Libre reçoit Bgex, pour sa chronique mensuelle. Je vous passe la présentation de cet intervenant récurrent, mais ami avant tout. Au menu aujourd'hui, le lot de tout jeune actif, les joies du premier logement, avec une analyse sous forme de bilan des avantages et des inconvénients qu'il procure. Bonne lecture à vous!

La vie dans 25m², par Bgex

                                                                                                                                                               

Pour tout bon jeune qui se respecte (particulièrement pour les étudiants), l’indépendance va souvent de pair avec un petit appart. Hormis quelques privilégiés et ceux qui préfèrent la coloc, chacun d’entre nous a (aura) droit à son traditionnel studio pour commencer dans la vie. C’est d’autant plus le cas lorsqu’on habite dans l’agglomération parisienne, où chaque mètre carré vaut de l’or.

Si on laisse de côté les chambres de bonne, et les taudis dans les vieux immeubles où l’électricité et le chauffage doivent s’approcher des normes de 1950, la configuration la plus répandue est le 1 pièce en forme de « L », avec la salle d’eau qui s'emboîte pour former un parfait rectangle. Pour se faire à manger, la kitchenette avec son traditionnel « bloc évier » et ses deux plaques électriques, ainsi que le petit réfrigérateur en dessous qui fait du bruit la nuit et qui empêche de bien dormir (pour peu qu’on ait le sommeil léger comme moi). Le tout, bien évidemment meublé chez Ikea®. Voila pour le côté descriptif.

Moi qui suis sans emploi pour le moment, j’ai la chance (?) de vivre dans ce cadre 24h/24 depuis maintenant 6 mois, et je commence à bien cerner les principaux avantages et les inconvénients de mon environnement exigu.

Premier avantage, pour tout bon feignant qui se respecte, c’est que rien n’est loin : quelques pas - voire quelques tours de roues de chaise de bureau ^^ - suffisent pour atteindre le téléphone, la télécommande, un bouquin, un dvd… Pour manger, il est également très appréciable d’avoir la télé à proximité en restant à table, sans avoir à se déplacer avec son assiette, son verre, son eau et ses couverts dans un numéro d’équilibriste qui peut mal se finir. Habitant au rez-de-chaussée, je trouve très pratique le fait de pouvoir ranger les courses vite fait : à peine sorties du coffre de la voiture et déjà dans le placard ^^. Enfin, en bon homme au foyer il m’arrive aussi de faire le ménage, et c’est dans ce genre de moments que je suis content de ne pas habiter une villa.

A l’inverse, habiter dans un 1 pièce peut s’avérer désagréable quand il s’agit de s’endormir dans une forte odeur de cuisine (fromage fondu et autres grillades sont du plus bel effet pour être écoeuré avant de dormir). Dans un registre différent, il n’est pas possible de s’isoler au calme pour travailler quand sa copine est devant la télé (oui oui, certains vont me dire que ma mauvaise foi me pousse a chercher des excuses nazes…  :p ). Pour finir, quand il pleut, on a vite fait de dégueulasser la moitié de l’appart en rentrant (oui, là c’est mon côté homme au foyer qui ressort…).

Et vous, quels sont les avantages/inconvénients de votre appart ?

… et je m’en vais de ce pas virer toutes ces fourmis qui profitent de ma fenêtre ouverte pour venir me rendre visite… inconvénient d’habiter au rez-de-chaussée, mouarf !

Bgex.

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28 avril 2008

La tribune libre, Ptitmath : Optimisme d'envies passagères !

Tribune Libre aujourd'hui lundi avec le bon vieux Ptitmath, PM qu'on ne présente plus! Bloggeur depuis des lustres, C'est avec un grand plaisir que j'accueille ce "bien curieux personnage" (haha te souviens-tu?) parmis les plus grands qui ont signé de leur nom au sein cette rubrique. Toujours avec sa touche personnelle, tel Patrice Drevet, ce poete des temps modernes nous livre sa vision à lui du retour des beaux jours. Bienvenue à toi Mathias, chevalier au coeur tendre, Zorro des temps nouveaux! Jolie plume, digne de l'urbaniste que tu es!

Optimisme d'envies passagères !, par Ptitmath

equi_printemp_203Passionné ? Fougueux ? Timide ? Jaloux ? Je regarde ailleurs ? Quelle sorte d'amoureux êtes vous donc ?... et oui… ça y est… la saison des chocolats chauds au coin de la cheminée est terminée… Le printemps est lancé, et avec lui : la saison des amours ^^

Les voilà ! Depuis le temps que je les attendais, elles sont revenues, à mon plus grand plaisir : les jupes. Je suis un admirateur de la condition féminine, et je dois dire que lorsqu'une fille s'habille avec élégance, avec cette petite pointe sexy que seules elles savent porter, je craque complètement :D Tout cela n'est que superficiel bien sûr, on sait tous que le vrai bonheur se cache dessous (pas de vieilles allusions, bande de pervers !) mais le superficiel fait quand même de l'effet.

Tout est dans le comportement des personnes, et le printemps agit directement sur ce comportement sans qu'on puisse même s'en rendre compte. Moi qui travaille à Disney et côtoie 10 000 visiteurs par jour, je m'en rends totalement compte : jupes et débardeurs pour les filles, marcel et lunettes de soleil à la mode (d'ailleurs j'ai paumé les miennes) pour les mecs… chacun y va de son style pour essayer d'attirer le regard. Et d'ailleurs le regard change totalement. Nous sommes passés d'un regard perdu dans le brouillard, à la recherche et au plaisir de la chaleur du soleil sur ses joues… Nous ne sommes plus les employés d'un hôtel abandonné parmi tant d'autres, mais des personnes en tant que telles que les filles jugent et évaluent. Puis c'est le pourboire : le sourire… rien de plus, juste ça qui permet de se sentir si bien ^^ Mais un sourire franc et dirigé, pas une simple politesse passagère… non là c'est le sourire enjoleur avec les petits yeux qui brillent avec envie, envie d'en savoir plus sur vous, mystérieux groom qui connaissez la suite de l'aventure…

De quoi traite mon billet au fond ? Est-ce que je me perds dans mes pensées ? Peut-être… J'ai juste envie de rendre hommage au printemps, la saison de l'optimisme, j'ai envie de regarder les filles qui passent devant moi, qui savent qu'elles passent, qui savent (ou pas) qu'elles me font de l'effet… un parfum revivifiant qui me donne aussi envie d'être heureux. Je les vois ces filles, je les admire. Envie d'être avec elles et de les prendre dans mes bras, envie d'en choisir une seule et de lui déclarer ma flamme, envie de toutes les jeter parce que moi j'ai la mienne et que c'est elle que j'aime. Bref, envie d'avoir juste des sentiments… Mais ces sentiments je les ai ! Alors envie de quoi ? Envie de partager, tout simplement.

Ouais en fait c'est ça, le printemps, je crois que c'est la renaissance du partage, après un hiver rude qui nous a cloitré chacun chez soi, le printemps c'est la saison qui nous fait ressortir dans les rues et ressortir notre belle garde robe, car on a envie de partager notre bonne humeur, notre amitié, notre amour. Envie d'être plusieurs ou juste deux, et envie de siffler en marchant sur le chemin en rentrant à la maison, car les temps s'annoncent prometteur. Oui car après le printemps… c'est l'été et ça c'est pas mal non plus ^^. Ouais, c'est un article optimiste !

Ptitmath

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21 avril 2008

La tribune libre, Le Profiteur : le profitage, explication et analyse par un expert

Le Profiteur, c'est un peu comme Le Chiffre de Casino Royale, ça a une majuscule et c'est accompagné d'une particule. C'est un peu comme Le Big Mac, prononcé à la manière de Samuel Lee Jackson dans Pulp Fiction. Le Profiteur, profiteur, profiteur s'est tout de même une réputation avant tout, certes bien entretenue. Elle trouve sa source dans le fait que le Profiteur pense d'abord à lui avant de penser aux autres, mais finalement, on est tous un peu ainsi, ou alors on devrait l'être toujours un peu. Mais c'est néanmoins un ami, sur lequel on peut parfois compter, allez, même souvent!
Voici donc sa tribune sur quelques us et coutumes d'une idéologie qu'il connaît si bien. Bonne lecture!

Le profitage, explication et analyse par un expert, par Le Profiteur

DSC09230 <- Capsules de bière, nourriture favorite

La notion de profitage est simple et trouve son origine dans le constat suivant: Dans la vie il y a les "profiteurs" et les "profités".
A partir de là, il suffit de faire son choix.
Certes ce mot est récent, mais depuis 2006 on en trouve une définition dans les dictionnaires classiques. Si si, c'est pas des blagues, allez vérifier par vous même...Bon comme je me doute que la majorité d'entre vous êtes des profiteurs qui s'ignorent, je sais donc par avance que vous ne bougerez pas, alors c'est le dictionnaire qui viendra à vous.


       Extrait du petit Robert de la langue française:

Profiteur (nom.) :  Se dit de celui qui pratique le profitage.

ex:"Ah bah il était chez toi mon CD d'Ace of Base, ca fait 10 ans que je le cherche! T'es qu'un sale profiteur"

Synonyme: opportuniste, (fam.) sale type

Profitage (adv. du verbe profiter): Action qui consiste à tirer profit d'une situation de façon peut scrupuleuse et qui peu souvent sembler contraire aux bonnes moeurs.

Merci Robert...Mais afin de mieux comprendre la philosophie du profitage voici quelques règles de base:

  • Le profiteur fait des siestes dans les toilettes de son boulot, et pourtant on croit qu'il est en train de bosser.
  • Le profiteur est malin, il profite discrètement, pour pouvoir profiter plus longtemps.
  • Le profiteur n'hésite pas, quand il veut quelque chose, il se sert.

  • Le déssert préféré du profiteur est la Profiterole (le profiteur n'est jamais désolé même quand il fait des blagues pourraves)...piquée dans l'assiette du voisin parti se soulager c'est encore meilleur.

  • Le profiteur a peu de scrupules après avoir profité, d'ailleurs il dort très bien.

  • Un bon profiteur arrive à profiter de tout le monde, même de Chuck Norris.

On a qu'une vie...profitez bien...

Le Profiteur

P2P1
Le Profitage, c'est aussi s"adapter à chaque contexte et se fondre dans le décor, le tout pour mieux profiter encore bien sûr!

Posté par NickOO à 10:26 - Tribune libre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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